Loi de finances pour 2026 : ce qu’il faut retenir
Publié le
19/02/2026
Voici les principales mesures à retenir de la loi de finances pour 2026 votée le 2 février :
- Revalorisation du barème de l’IR : +0,9%
- Maintien de la CDHR (Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus : 20% par ménage disposant de plus de 250 000 euros de revenus (célibataire) et de plus de 500 000 euros (couple). Cet impôt devrait être maintenu jusqu’à la réalisation d’un déficit du PIB en dessous de 3%.
- La CSG sur les revenus du capital est augmentée de 1,4% (soit 10,6% au lieu de 9,2%). Cette hausse concerne les plus-values immobilières des non-résidents hors espace économique européen.
- Doublement du plafond de la réduction d’impôt du dispositif « Coluche » soit des dons effectués au profit des personnes en difficulté (repas, soins, logement) égal à 75% du don dans la limite de 2000 euros (effectif depuis le 14 octobre 2025).
- Taxation des actifs dits somptuaires des patrimoines financiers de holding patrimoniales (yachts, avions privés, automobiles de luxe etc.) à hauteur de 20%
- Déductibilité sur 5 ans (au lieu de 3) du solde non utilisé des PER (Plan d’Epargne Retraite) jusqu’à l’âge de 70 ans.
- Création du dispositif Jeanbrun sur le statut de bailleur privé. Il remplace le Pinel et s’adresse aux nouveaux propriétaires de logements neuf, loués en « nu » dans les zones tendues et de façon plus restrictive aux logements anciens avec travaux de rénovation (les modalités seront précisées par décret), sans possibilité de cumul avec d’autres dispositifs comme le Malraux par exemple. Il s’agit d’une possibilité d’amortissement du bien acquis, déductible des revenus fonciers jusqu’à 80% de sa valeur. Le déficit foncier pourra s’imputer sur le revenu global selon les modalités qui seront précisées dans le décret d’application à venir. Les taux d’amortissement dépendront des zones et de la catégorie neuf ou ancien. La location devra être effective pendant au moins 9 ans et jusqu’au terme de la durée d’amortissement au profit d’un locataire sous condition de ressources et de montant du loyer, locataire qui sera l’occupant à titre de résidence principale. Ce dispositif s’adresse à ceux qui disposent de revenus fonciers et à ceux dont la tranche d’imposition est élevée.