Conjoncture immobilière en Ile-de-France de mai à juillet 2026
Des ventes en progression et des prix toujours stables à fin juillet
Un volume d'activité en hause de 5% sur un an
Entre mai et juillet 2026, 36 810 logements anciens ont été vendus en Île-de-France, soit une hausse de 5% par rapport à la même période de 2025. Cette progression concerne tous les types de logements, avec une augmentation annuelle de 6% des ventes d’appartements et de 3% de celles de maisons. Le volume de transactions dépasse de 16% le niveau observé en 2024, année où la dynamique de marché était fortement ralentie.
La hausse des ventes de logements atteint 4% en un an à Paris et en Grande Couronne, et 6% en Petite Couronne. Si tous les départements enregistrent une progression, elle reste globalement hétérogène, allant de 1% dans l’Essonne à 11% dans le Val-de-Marne. Les ventes d’appartements augmentent de 6% sur l’ensemble de la région mais les écarts sont assez marqués en fonction des départements, de -1% dans l’Essonne à +14% en un an dans le Val-de-Marne. Pour les maisons, l’activité augmente davantage en Petite Couronne (+7%) qu’en Grande Couronne (+2%). Les Hauts-de-Seine affichent la plus forte hausse (+10%), tandis que la Seine-et-Marne enregistre un léger repli (-1%).
Des évolutions de prix très modérées (-0,6% en un an)
À fin juillet 2026, les prix des logements anciens franciliens sont quasiment équivalents à ceux de juillet 2025 (−0,6%). Les prix des appartements sont globalement stables (-0,4%). Ils s’établissent à 6 150 €/m² en Île-de-France (-0,4% en un an), et atteignent 9 550 €/m² à Paris (-0,5%). Les variations annuelles restent également contenues en banlieue et s’échelonnent de -1,3% dans l’Essonne à +0,2% dans les Hauts-de-Seine.
L’ajustement reste plus marqué pour les maisons, dont le prix ressort à 321 900 € à l’échelle régionale, en recul de 1,2% sur un an. La baisse concerne tous les départements, avec des variations allant de -0,7% dans les Hauts-de-Seine à -1,6% en Seine-et-Marne.
Les indicateurs avancés issus des avant-contrats annoncent la poursuite d'ajustements modérés jusqu’en octobre, reflétant davantage une stabilisation des prix qu’une réelle orientation à la hausse ou à la baisse. À Paris, les prix des appartements atteindraient 9 600 €/m² en octobre, soit une évolution de -0,5% en un an. À l’échelle francilienne, ils resteraient également stables (+0,3% en trois mois, -0,7% en un an). Pour les maisons, les avant-contrats prévoient une hausse trimestrielle de 1,1% et une baisse annuelle de 1%.
Malgré l’amélioration de l’activité, la reprise progressive du marché francilien demeure fragile. La faiblesse de la croissance économique, les tensions sur les prix de l’énergie et la remontée graduelle des taux de crédit immobilier rendent en effet l’environnement moins favorable aux projets d’acquisition des ménages. Malgré la stabilité des prix, la consolidation de l’activité reste donc fortement dépendante de l’évolution des conditions de financement et des perspectives économiques.