Conjoncture immobilière en Ile-de-France de mars à mai 2026

UN VOLUME D’ACTIVITÉ COMPARABLE À CELUI OBSERVÉ UN AN AUPARAVANT

À fin mai 2026, le marché francilien des logements anciens se stabilise par rapport à l’année précédente, tout en conservant un niveau d’activité nettement supérieur à celui de 2024 qui était une année historiquement basse. Entre mars et mai 2026, 29 370 ventes ont été enregistrées, soit un volume identique à mars-mai 2025.

Cette stabilité d’ensemble recouvre cependant des évolutions différentes selon les types de biens : les volumes de ventes d’appartements reculent de 2%, tandis que ceux des maisons progressent de 5 % en un an. En deux ans, l’activité affiche en revanche une nette hausse de 15%, avec +14 % pour les appartements et +20 % pour les maisons.

En un an, Paris enregistre un recul de 2% des volumes de ventes de logements, tandis que la Petite Couronne et la Grande Couronne sont stables. Les écarts départementaux restent toutefois plus marqués : pour l’ensemble des logements, les évolutions vont de -6% dans l’Essonne à +7% en Seine-et-Marne.

Le marché des appartements est orienté à la baisse dans la plupart des secteurs, l’Essonne enregistrant le recul le plus important (-10%) alors que seule la Seine-et-Marne affiche une hausse (+5%). À l’inverse, les ventes de maisons progressent dans la majorité des départements, jusqu’à +11% dans les Hauts-de-Seine, et ne diminuent que légèrement dans l’Essonne (-1%).

DES PRIX GLOBALEMENT STABLES, AVEC UN AJUSTEMENT PLUS NET POUR LES MAISONS

Entre mai 2025 et mai 2026, les prix des logements anciens ont peu évolué à l’échelle régionale (-0,2%). Sur trois mois, l’évolution des prix reste modérée (-0,7%), mais elle est légèrement plus marquée à la baisse pour les maisons (-1,4%).

Le prix au m² des appartements s’établit à 6 120 € en Île-de-France (+0,3% en un an) tandis qu’à Paris, il atteint 9 520 € (+0,1%). Les évolutions sont également limitées en Petite Couronne (+0,6%) et en Grande Couronne (+0,3%), avec des variations départe mentales comprises entre -0,4% dans le Val-de-Marne et +1% dans les Hauts-de-Seine.

Le prix des maisons anciennes ressort à 318 000 € en Île-de-France, soit une baisse de 1,3% en un an. Le recul est comparable en Petite Couronne (-1,4%) et en Grande Couronne (-1,3%) et concerne tous les départements, de -0,7% dans l’Essonne à -1,7% en Seine-Saint-Denis.

Les indicateurs avancés issus des avant-contrats font également apparaître des évolutions de prix limitées pour les appartements et plus marquées pour les maisons.

La stabilisation du marché résidentiel francilien observée à fin mai demeure ainsi fragile, dans un contexte marqué par les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient et par le risque d’un nouveau renchérissement du crédit dans les prochains mois, susceptible de peser sur la capacité d’achat des ménages.

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