Stratégie patrimoniale : dates et périodes à prendre en compte

Le temps, c’est de l’argent nous dit la sagesse populaire. En matière d’épargne et de placements, l’anticipation reste la règle au risque de se précipiter dans un choix qui n’est pas le bon et d’en payer les conséquences.
Stratégie patrimoniale : dates et périodes à prendre en compte

Première règle : faire un bilan, plusieurs fois au cours de sa vie. Une naissance, un divorce, un licenciement, un départ en retraite, une invalidité… tous ces évènements peuvent bouleverser un ordre préétabli et générer des arbitrages. Par exemple, une perte d’emploi, un déménagement, une invalidité rendent possible le paiement avant terme d’une enveloppe patrimoniale (épargne salariale par exemple). Un divorce peut avoir des conséquences sur la protection de l’un et de l’autre, sur la désignation de bénéficiaires, sur certaines donations. Il faut faire le point à ces moments clés avec son notaire pour tout mettre à jour.

Deuxième règle : anticiper les dates qui provoquent un changement de statut. Par exemple, envisager avec sa caisse de retraite, le meilleur moment de départ qui, mal orchestré, peut coûter cher en termes de pensions versées. Un délai d’un an reste raisonnable pour cela. Il faut aussi 10 ans avant la retraite, sécuriser ses revenus de placements (bourses, assurance vie…) pour éviter de subir un retournement de marché.

Troisième règle : ne pas se focaliser sur l’économie d’impôt à court et moyen terme et privilégier la stabilisation ou l’accroissement raisonnable de son patrimoine (pierre, actions, assurance vie). Trop d’épargnants se précipitent le dernier trimestre ou pis les derniers jours de l’année pour réaliser une opération susceptible de leur apporter un gain d’impôt sans se poser la question du risque pris, de la revente et autres conséquences.

Quatrième règle : tenir compte de son âge et de celui de ceux qui dépendent de nous : 70 ans pour l’assurance vie et certaines protections comme celle des accidents de la vie, 25 ans pour certains prêts jeunes…

Une mise à plat régulière s’impose plus que les impôts du même nom dans l’optique d’une meilleure protection et d’une meilleure transmission pour agir plutôt que de subir.